Culpabiliser c'est normal.
Tout le monde éprouve de la culpabilité. Les questionnements: "pourquoi j'ai dit ça, que va t-il.elle me répondre?" c'est de la culpabilité.
C'est même souhaitable. La culpabilité c'est un sentiment qui permet de douter et de se remettre en question, et donc de s'améliorer.
C'est important d'apprendre de ses erreurs et de ne pas les reproduire ad vitam. Oui on peut sortir des schémas répétitifs. En psychopathologie; on les appelle compulsion de répétition.
Quelqu'un qui n'éprouve aucune culpabilité, jamais, c'est inquiétant; c'est un psychopathe ou un sociopathe!
Nous allons voir les différentes façons de culpabiliser:
- La culpabilité "égocentrique": on en vient à penser qu'un évènement traumatique est de notre faute. Comme un enfant à qui il arrive un drame, familial par exemple, et qui va penser que c'est arrivé parcequ'il avait fait un caprice. Une façon parfois de donner du sens à ce qui n'en n'a pas. On retrouve cela dans le travail de deuil.
- La culpabilité passive: "si je ne lui avais pas parlé à ce moment là, dans la voiture, il n'aurait pas été distrait et nous n'aurions pas eu de mal à trouver le bon chemin".
- La culpabilité de contrôle:"je ne veux pas que l'autre souffre, j'anticipe, me mets à sa place et perçois une nécessité de mentir ou de fuir et j'en ressens une faute dans l'après coup: je veux tout contrôler tout le temps.
- La culpabilité issue des parents, grands parents, le nom salit etc...
- La culpabilité instituée par l'éducation, les lois etc...
Les solutions existent pour désamorçer la culpabilité envahissante, qui fait resasser et qui pourrit la vie.
En parler à un thérapeute qui va aider à trier, accueillir et nommer les faits. Pas minimiser ou juger, mais aider à décontaminer le patient de toutes ses croyances limitantes.
"Rendre à César ce qui appartient à César !" Remettre chacun dans sa place réelle et aller de l'avant pour construire et alléger les sentiments oppressants.
