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Laisser passer la vague de la mode des régimes

Ne pas surfer sur la vague des régimes qui fleurissent tous les printemps!

 

Ne pas (ou plus) surfer sur la vague des régimes amincissants!

Après cette période de confinement oùles émotions et angoisses ont peut être été calmées par un comportement alimentaire inadapté.

Les régimes amincissants qui pointent leur nez chaque année dès le mois de mars, sont autant de "diktats" que l'individu perçoit, reçoit, sans trop y faire attention.

Tout le danger est là! Sans y prendre garde, la rengaine culpabilisante du bien manger pour mieux mincir se fredonne à tout va. On ne peut guerre y échapper. Après le "fumer nuit à la santé" (justifié bien sur!), le "manger nuit à la santé!":

le "pour votre santé manger moins gras, moins sucré et bougez!" vient scander les publicités les plus alléchantes.

Sous entendu "je vous vends du bien gras, bien sucré, bien gouteux, mais surtout, si ça vous fait du mal, c'est que vous en abusez, et là, ce n'est pas de ma faute!!!" Tel est le discours des publicistes.

Et de continuez par une injonction: "Bougez!". Oui, faire du sport est bon à la santé. Oui manger sain et équilibré, contribue à la pleine marche de nos corps. Mais pourquoi tant d'injonctions culpabilisantes? 

Il n'est pas si facile de "résister" à cette chanson des sirènes, qui, après avoir brouillé les pistes de l'équilibre alimentaire, fait croire aux gens que l'on peut tout avoir, tout de suite; le plaisir de fondre en mangeant, en dormant...10 ans de rides en moins à l'application d'une crème magique. Gagner de l'argent en le dépensant.

Puis, on va entendre les bienfaits de toutes sortes de régimes, tous plus incohérents les uns que les autres...

Tous, incluant des rituels, recettes, contraintes et miracles. Oui le rêve, le fantasme sont bons, en ce sens qu'il nous maintiennent en état de désir, et le désir est bien l'élan qui nous pousse à nous confronter au réel et ainsi d'en percevoir les limites et d'en accepter les règles...

Et donc nous force à tendre vers ce en quoi nous croyons! Nous pousse vers de nouveaux horizons.

Nous sommes à la recherche de solutions qui nous feront perdre du poids, des centimètres, des rides, des mauvaises habitudes (peut être un peu de temps et souvent beaucoup d'argent). Or, ce qui pousse les individus à prendre du poids par exemple, est souvent la peur de perdre. Le besoin de contrôler, tout, tout le temps.

LÀ, dans cette crise sanitaire, on ne contrôle rien, on en a l'impression. Ce qui peut expliquer les retours de pulsions alimentaires.

Cette peur de perdre est archaïque, elle est inscrite dans l'inconscient. Elle est significative du refus de la perte de l'objet. En cela, elle est un mécanisme de protection très efficiente. L'exploration de cette peur peut conduire à une compréhension des enjeux de cette incapacité au deuil.

Pour perdre, acceptons la perte.

Pour se ressentir en bonne forme, donnons du temps et de la place aux choses importantes!

Manger reste un besoin fondamental de l'être humain, ne pas lutter ou entrer en guerre contre cela, est déjà une clé en soi.

 

 

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