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Comment se sentir bien et heureux?

Et si nos petites habitudes nous empêchaient d'accèder au bonheur?

Dans une période de bilan, nous allons être sollicités à prendre de bonnes résolutions et si ne pas en prendre était la clé du bonheur!

Et si nos petites (mauvaises) habitudes nous empêchaient d'accéder au bonheur?

On se programme, et on devient, un peu plus chaque jour, ce que nous répétons indéfiniment.

Voici une liste de quelques mauvaises idées:

1. Se concentrer sur l'histoire des autres.

Il s'agit par exemple de se satisfaire de lire, de regarder ce que l'on appelle des "success stories"! A trop se perdre dans un étalonnage perfide et surtout stérile, on finit par en oublier nos valeurs et nos désirs. Se sentir incapable et inférieur à l'Autre, celui qui fait la une des tabloïds ou des émissions de télé réalité est une émotion réductrice . Il est primordial de se recentrer sur sa propre vérité, prendre du recul et comprendre que tout cela est très souvent surfait et inexistant. Cela est fait pour solliciter le fantasme et l'envie. C'est très différent du désir et du besoin. Consommons moins, produisons de la créativité au sens large du terme. Soyez acteurs de vos vies. Les grands changements peuvent alors advenir!

2. Attendre le moment idéal  parfait .

Suivre une ligne de conduite apparemment parfaite! Attendre d'avoir le bac, attendre la fin des études, attendre d'avoir une situation, attendre de gagner sa vie, attendre qu'il ou elle soit libre, attendre que les enfants soient "casés", attendre les vacances, attendre de perdre du poids, attendre qu'il ou elle rentre, parte, revienne, nous écoute, nous comprenne, nous aime! Le moment parfait pour expérimenter un désir n'existe pas! Le croire est ce que l'on appelle une croyance limitante! Attendre le moment parfait , vous l'avez compris pour "enfin" vivre, est une manière de ne jamais vivre.  Essayons d'apprendre à accepter les imperfections de la vie pour les vivre parfaitement!

3. Travailler pour, et uniquement pour, le salaire en fin de mois.

Se dire que c'est un travail "alimentaire", oui c'est pas mal, ça permet de "supporter" les contraintes d'un emploi peu intéressant et peu gratifiant! Au final, l'individu va se déliter et y perdre toute sa vitalité. On peut se dire qu'il y a un bénéfice, que ce travail présente des avantages, on peut faire une pyramide de Maslow , une sorte d'arbre décisionnel afin de peser le pour et le contre. Néanmoins, si aucun bénéfice gratifiant ne semble se profiler pour ce job, alors c'est qu'il faut peut être en changer. Donnez du sens à ce que vous faites, même et surtout professionnellement!  Ne pas devenir ce que ce job imprime en vous, mais plutôt faire évoluer la perception, la vôtre, de cette activité jusqu'à la rendre vôtre, se l'approprier!

4. Nourrir le bourreau intérieur. 

Ce bourreau c'est la haine, ce sentiment destructeur et mortifère qui consume l'individu de l'intérieur. Cette haine, cette colère va s'auto alimenter et consommer beaucoup d’énergie. Parfois toute l’énergie psychique va être tenue en otage par la haine. Cette énergie c'est la force vitale, ce que Freud appelait "libido". Si vous haïssez cela va vous" prendre la tête", cela conduit souvent à se détester soi même.

Retenons cette citation de Martin Luther King Jr. "Darkness cannot drive out darkness; only light can do that. Hate cannot drive out hate; only love can do that."

En coupant le feu qui fait bouillir la haine qui occupe toute la tête et toute la place dans le cœur, la marmite va refroidir et il y aura de nouveau de la place pour autre chose!

5. S'accrocher à ses soucis et à ses peurs.

Avoir si peur que l'on maintient cet état de stress. Alors qu'il s'agit peut être d'une fatigue passagère, d'un découragement bien compréhensible. Soyez bienveillant, nul obligation à être pleinement heureux, tout le temps. Accueillez vos émotions négatives car elles ont des corrélats positifs. Lutter contre les soucis et les craintes est vain car personne ne vit dans un monde parfait! (Relire la mauvaise idée n°2!).

6. Penser que l'on n'a pas de chance.

Un mauvais jour commence, celui qui nous fait dire "j'aurais mieux fait de rester couchée". Un mauvais jour n'est rien d'autre qu'un mauvais jour. Chaque jour a son quota d’événements positifs et négatifs, il s'agit d'en tirer des leçons, de faire des ajustements et peut être de le voir avec une dose d'humour. La dérision est d'un grand secours quand la journée s'annonce longue. Il s'agit surtout de ne pas stigmatiser cette sensation que tout va mal. N'accordez pas trop d'importance à ces moments là!

7. Laisser le principe du tout ou rien agir en votre nom.

Être entier, être régit par le principe du tout , tout de suite et là...oh bonheur c'est le bonheur absolu, total....mais pour combien de temps?

Ou rien, et là, c'est la perte de l'énergie de celui qui va tout refuser, en bloc, au lieu de se contenter d'un compromis sécurisant.

Vouloir tout ou rien c'est se contraindre à beaucoup de conflits, ce qui fatigue et ferme les possibilités de bonheur . Car ce sera un bonheur immédiat mais bien éphémère. Les petits riens, les petits changements sont des espaces qui conduisent vers un bonheur construit et pérenne.

Faites de petits ricochets et observez les ondes se propager à la surface de votre vie. Observez! Soyez fiers vous en êtes les auteurs!

8. Restez attachés à ceux qui vous blessent.

Être dans l'attente de l'Autre à n'importe quel prix. Quitte à  continuer de fréquenter quelqu'un qui se fiche de ce que vous êtes, de ce que vous vous aimez. Quelqu'un qui s'amusera à vous faire souffrir, à vous détruire, bref à vous manipuler. Vous n'avez rien à prouver! Rien ne sert d'attendre leur amour! Ils ne vous aiment pas! Alors il est temps de sortir ceux qui vous blessent de votre vie et de votre tête. Vous ressentez leur désamour, écoutez-vous, vous seul savez!

9. Attachez une grande importance aux apparences physiques.

Certains jugent les autres à leur apparences physiques et sont persuadés que d'être reconnus par quelque de beau, va les rendre beaux. Cela n'a pas de sens. Les apparences sont trompeuses. Relisez le petit chaperon rouge! Ne pas attendre trop d'informations dans l'image que l'on se fait de soi ou des autres.

10. Pensez que seuls les grands changements sont valables.

Cela revient un peu à attendre le moment parfait qui n'existe pas. Le perfectionniste s'invente des objectifs inatteignables, il va toujours et encore monter la barre de ses exigences pour ne jamais les dépasser. S'est- il interdit la réussite ou ne l'y a t-il pas été autorisé? Cela sera à analyser individuellement car chaque perfectionniste a son système parfait! Laissez les petits changements vous toucher. Il est nécessaire de valider la tentative de changement. C'est le premier pas vers une évolution. Laissez le petit ruisseau devenir un fleuve!

 

Commentaires (1)

Marion
  • 1. Marion | 30/07/2013
C'est un bel article ... simple et direct.

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